lundi 21 mai 2018

Dollard des Ormeaux

En la journée du 21 mai, le Canada exalte le martyre et la mémoire d'un de ses héros. C'est d'Adam Dollard des Ormeaux dont il est question aujourd'hui. Né à Ormeaux, en Seine-et-Marne le 23 juillet 1635, il fut commémoré comme l'un des preux personnages prenant part à la fondation d'un pays: la Nouvelle-France, tant son incursion déterminée près de la tanière des peuplades indiennes et sa mort vaillante à la bataille du Long Sault, le 21 mai 1660, à l'âge de vingt-quatre ans, sous les coups des Iroquois. Digne objet d'une véritable vénération patriotique pendant les siècles et devant les époques, nous devons restituer à cette éphéméride son caractère solennel et national. C'est un jour de souvenir, de conscience et d'action. Bien avant d'être celui des Patriotes du Bas-Canada en 1837 -férié au Québec- ou encore celui de la souveraine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne -vocable sous lequel on comprendra que le Canada-Français n'a ABSOLUMENT RIEN à fêter- pour tout le reste du "Canada" légal, c'est celui où un combattant, Dollard, figure nationale de la terre de Nouvelle-France et puis Canada-Français et combien d'autres restés anonymes, est à l'honneur.

Cette affiche -peu importe par qui elle ait été produite-, d'une veine bien patriote, celle d'avant la démission tranquille, mérite qu'on s'y arrête quelques instants. Y est-il question de pays «postnational», de multiculturalisme ou de peoplekind ? Reconnaissons en elle le vrai.

Pays fondé avec une mission providentielle, dont Dollard fut le tenant et le héraut. Avec justesse, l'abbé Groulx disait: "Dans notre partie de l'Amérique, nous sommes le seul groupe humain constitué en nation et en État, capable de créer une civilisation chrétienne et de représenter sinon d'illustrer de l'une des plus magnifiques cultures du monde. C'est cela notre avenir, notre devoir." (Conférence Si Dollard revenait). Et c'est au nom de celui-ci que Dollard a rendu l'âme. Dulce et decorum est pro Patria mori. Après, vouloir dissocier de l'action et de l'amour national l'action et la charité catholique, revient tout simplement, d'après lui, de pré-parer le «suicide national». Une vieille formule qui ne nous est pas inconnue. Se trompait-il ?

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