jeudi 19 avril 2018

Anniversaire du Miracle de Notre Sainte Mère Douloureuse

En l'anniversaire du Miracle de la Sainte Mère de Dieu
au Collège de Saint Gabriel (20 avril 1906)

L'image exposée dans l'église des Jésuites à l'occasion de cette fête

Historique
Le vendredi 20 avril 1906, les trente-six élèves internes au Collège de Saint-Gabriel, dirigé par les Pères Jésuites à Quito, Équateur, terminaient leur repas. Le frère Louis Alberdi s'apprêtait à les ramener à l'étude, quand arriva le Préfet, Père André Roesch, qui décida de les livrer à une courte récréation. Tandis que les plus jeunes se mirent à jouer ou à parler, comme à l'habitude, les plus âgés écoutaient le Père Roesch leur parler du grand tremblement de terre qui avait meurtri la Californie, pulvérisant la ville de San Francisco deux jours auparavant.

Dans le réfectoire, il y avait un groupe de trois jeunes enfants qui venaient tous de recevoir leur Première Communion et qui discutaient des sujets bien pieux. Il s'agissait de Carlos Herrmann, Pedro Donoso et Jaime Chaves. Ce dernier, le plus jeune d'entre eux, pris d'une inspiration intérieure, leva les yeux et porta le regard vers l'image de Notre Dame des Sept-Douleurs, suspendue à l'un des murs de ladite salle, à une distance de près de trois mètres.

Le jeune garçon contemplait attentivement l'image. Et soudain, il vit la Sainte Vierge ouvrir et refermer Ses yeux. Elle battait des paupières. Sans essayer de donner d'explications sur ce qu'il venait de voir, il fit signe à ses camarades. Effrayés, ils allèrent signaler le Préfet et les autres étudiants. Ces derniers se montrèrent dédaigneux et indifférents, ne voyant là qu'une plaisanterie. Le Préfet et le surveillant se montrèrent eux aussi tout aussi froids. Déclarant qu'il ne s'agissait que d'une illusion, il entraîna ses élèves prier le Chapelet devant le sanctuaire, -avant même que le prodige ne prît fin-. Le phénomène se prolongea tout de même près d'un quart d'heure. À la fin, tous cèdent devant l'évidence du fait, avec une impressionnante unanimité. Le miracle se répéta dans la chapelle, la même journée, à huit heures du soir, alors que les élèves récitaient les litanies de la Sainte Vierge devant l'image miraculeuse.

L'image en question est une chromo-lithographie de taille moyenne (38 x 42 cm), représentant Notre Dames des Sept-Douleurs tenant la couronne d'épines à sa main droite et trois clous à sa main gauche, et son Cœur Immaculé violemment transpercé par sept glaives.

Un triduum solennel
Le Vicaire Général du Diocèse ordonna le transfert de l'image thaumaturge six semaines après la première manifestation. Elle fut portée en procession de la chapelle du Collège jusqu'à l'église de la Compagnie de Jésus (sur la place adjacente), où un triduum solennel allait être célébré. Ce fut une procession majestueuse. Toutes les communautés religieuses, les associations catholiques, écoles et collèges, une grande partie de l'aristocratie de la capi-tale et près de trente mille personnes y prirent part. Une telle manifestation de foi, spontanée et si assistée, avait rarement été observée dans la paisible ville de Saint-François de Quito. Une fois à l'intérieur de l'église, le miracle se renouvela à de nombreuses reprises, et plusieurs conversions s'ensuivirent. Parmi les plus remarquables, celle de l'éditeur du quotidien El Tiempo, l'un des journaux les plus irréligieux d'Équateur. Le journaliste impie se joignit à la masse des fidèles avec pour seule intention de se moquer de la Sainte Vierge. Toutefois, dès qu'il vit le prodige s'accomplir et l'image de la Mère de Dieu cligner des yeux et pleurer, il tomba à genoux et fendit en larmes en vrai repentant. Sa vie subséquente témoigna de la vérité de sa conversion. Ce culte de la Mater Dolorosa, né au XIIIème siècle en Allemagne, aller se développer et porter la grâce aux peuples chrétiens jusqu'aux confins de la planète.

Depuis 1906, le premier miracle est commémoré chaque année par une neuvaine solennelle et fervente. En 1931, le 25ème anniversaire du miracle déchaîna une ferveur irrépressible; lors du jubilé d'or, en 1956, ce fut un nouveau sursaut de foi et de dévotion. SS Pie XII décréta le couronnement canonique de l'image devant une immense foule, réunie dans un stade. Le couronnement fut effectué par le Cardinal de la Torre, Archevêque de Quito, en présence du président de la République, José María Velasco-Ibarra, parmi les vivas et les cris d'enthousiasme. Le Souverain Pontife délivra un vibrant message radiophonique. Le stade fut soudain muet: plus un seul bruit. Tous en silence pour entendre les paroles que, depuis le Vatican, nous dirigeait Notre Pape Pie XII. Un silence religieux hantait le stade, où résonnait l'allègre écho des alléluias et des carillons romains. L'émotion saisit toute l'assistance: l'on entendait les cloches vaticanes et la voix claire de celui qui est sous l'anneau du pêcheur, la voix de ce saint pontife et paladin du Christ résonne dans les lointains plateaux des Andes.

La Dolorosa del Colegio de San Gabriel - Quito
Dans le but de diffuser cette image et d'encourager les fidèles à prier et méditer les douleurs de la Très Sainte Vierge devant celle-ci, le Pape Saint Pie X a accordé une indulgence
de 100 jours à tous ceux qui réciteraient devant elle trois Je Vous Salue Marie (12 oct. 1907).

CŒUR DOULOUREUX et IMMACULÉ DE MARIE,
Priez pour nous qui avons recours à vous.
100 jours d'indulgence.
SS Benoît XV, 15 sept. 1915

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