vendredi 30 mars 2018

Hommage à un protomartyr

Le Très-Illustre Mgr CHECA y BARBA
Hommage rendu lors du 141ème anniversaire de son assassinat, orchestré par la franc-maçonnerie internationale et les judéo-libéraux, et survenu, lui aussi, un Vendredi-Saint, comme celui de Notre Seigneur.

En compagnie de Mgr Lizarzaburu, Archevêque de Guayaquil (vers 1870)

Permettez-nous de consacrer ici quelques brèves lignes qui pourront témoigner de notre gratitude et admiration envers la mémoire de l'insigne Archevêque-Martyr, dont le nom, uni à celui de García Moreno, symbolise l'intime union et la concorde entre l'Église et l'État.

Joseph-Ignace de Checa y Barba naquit à Quito; il fut baptisé dans la Cathédrale de ladite ville, le 4 août 1829. Ses parents furent le célèbre Colonel de l'Indépendance, don Félicien Checa y Barba, et doña Alegría Barba y Borgia, des plus notables et vertueuses familles du pays. Très tôt, il se consacra à servir Dieu et, après l'obtention du titre de Docteur in utronque jure par l'Université de Saint Thomas, il reçut l'onction des Saints Ordres Sacerdotaux. Il servit, au cours de son ministère, dans plusieurs champs et à plusieurs degrés la vie ecclésiastique.

Sa vertu héroïque, l'aristocratie de son berceau et ses grandes qualités intellectuelles attirèrent sitôt vers lui l'attention publique, bien que la modestie y imposât discrète retenue. La Constituante de 1861 l'élut comme Évêque auxiliaire de Conques, avec résidence à Loja *(petite ville située dans le sud, près de la frontière avec le Pérou). Il n'avait alors pas plus de trente-deux ans. Il demeura dans cet exercice peu de temps, ayant toutefois mené à bien sa difficile charge, avec la satisfaction unanime de ses fidèles sujets bien-aimés; en 1867, les Bulles Pontificales l'instituaient en tant que premier Évêque d'Ibarra *(dans le nord-est du pays). Alors qu'il organisait le nouveau Diocèse, le Congrès de 1868 l'éleva à l'Archevêché, après une longue concurrence avec son éminent collègue, Mgr Ordóñez-Lasso. Son Archiépiscopat, qui fut exercé avec sagesse et sainteté, se prolongea jusqu'au 30 mars 1877, où il fut sacrifié dans l'intérêt de la FOI CHRÉTIENNE, de la terrible façon que nous connaissons tous.

Le glorieux Archevêque fut un collaborateur infatigable de García Moreno. Dès la seconde accession de ce dernier au pouvoir, Mgr Checa s'en alla en Europe pour accomplir les nombreuses commissions du Président. Grâce à ses efforts, il parvint à faire venir les Sœurs de la Charité, des Religieuses de la Providence et de celles du Bon Pasteur, qui prirent aussitôt en charge la direction des Hôpitaux, de l'enseignement technique féminin et des soins pour les détenus, respectivement, et combien d'autres actions et œuvres pieuses. Cependant, l'un des plus grands mérites consiste à avoir confié le Gouvernement des Séminaires (suite à la création du Grand-Séminaire), aux Lazaristes, congrégation  qui a prêté d'extraordinaires services à la formation du nouveau clergé.

García Moreno et Mgr Checa consacrèrent, d'un commun accord, la République, au Sacré-Cœur de Jésus, brillante apothéose de l'expression du profond sentiment catholique en notre Patrie, acte qui couronne l'époque la plus glorieuse de sa vie, et mérite culminant de ces deux bienheureuses figures.

Tiré de la revue La Croix (1925), hebdomadaire de l'Association Catholique de la Jeunesse Équatorienne: numéros 33-64, page 486.

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