vendredi 15 décembre 2017

Vendredi 15 décembre 2017

Réminiscences

Ce soir, je voudrais rendre hommage à un grand nom auquel j'attache une véritable admiration. Je ne crois pas me tromper, par ailleurs, en affirmant que de l'invoquer pourrait nous obtenir de grandes faveurs du Ciel, le pilier et repère qui guia sa vie  d'une façon décisive pour en faire le modèle de l'homme catholique, nous, fidèles de la Tradition de l'indéfectible Église Catholique de toujours.


Albert Ledergerber Herrmann. Cinquante cinq ans se sont écoulés jour pour jour depuis sa naissance au royaume des Justes. Il vit le jour en 1905 à Guayaquil, port principal de l'Équateur et ville natale du martyr que fut son pays et pour l’Église, don Gabriel García Moreno; ce petit pays qu’il avait lui même placé sous les meilleurs auspices divins, en l’y consacrant solennellement au Sacré-Cœur de Jésus. Fervent catholique, il fut, dès sa prime jeunesse, homme saint et bon, au sens authentiquement viril du terme. Pieux comme peu, il fut formé à la plus grande école de respect qui soit ici-bas -le catholicisme-. Éduqué au Collège Saint-Michel de Fribourg, il cultiva la grâce reçue de révérer et craindre Dieu avec le plus grand amour envers notre Créateur.


Dans sa jeunesse

Gardant toujours les commandements de Dieu, il honora ses parents: sa mère -qu’il perdit à l’âge de treize ans, emportée par la grippe espagnole avec une sœur, à Bâle- et pareillement pour son père. Bien que ce dernier fût franc-maçon, grand-maître de loges qui plus est, ainsi qu’un adultère multirécidiviste, Albert et sa sœur Pauline, qui subissaient avec une profonde douleur l’incartade de leur père vis-à-vis de la Religion -pour laquelle celui-ci éprouvait une haine profonde-, ne cessaient d’offrir leurs prières et mortifications pour sa conversion. Après la Première Guerre Mondiale, sa famille retourna en Amérique du Sud, et peu de temps après, Pauline rompit ses fiançailles avec un jeune homme très bienséant, et, écoutant l’appel du Seigneur, elle se fit religieuse et entra au Couvent du Bon Pasteur, où elle professa sous le nom de Mère Marie du Saint-Esprit. Elle en deviendrait, bien des années après, la Supérieure.

Il épousa en 1935 à Mme Raquel Crespo y Toral, dame issue d’illustres lignées castillanes du haut Pérou, fille et petite-fille de Chevaliers du Saint-Sépulcre et Commandeurs de Saint-Grégoire-le-Grand, donnant naissance à onze enfants. Il aima le travail comme juste voie de réparation: du haut des fonctions commerciales et industrielles qu’il eut à mener à bien, il s’imposa la plus grande discipline à lui-même ainsi qu’à ses subalternes et apprentis. Loin d’ignorer l’incompatibilité du libéralisme maçonnique avec la splendeur même de la Révélation et l’histoire pluriséculaire de l’Église, s’il eut certes toujours une grande empreinte chevaleresque envers autrui, qualité de nos jours inexistante, il fut non moins un preux soldat du Christ: c’est peut-être le recul des latitudes, son contact avec la réalité helvétique de l’époque, et une grâce exceptionnelle du Bon Dieu qui fit de lui un intransigeant dans le combat de l’Église et pour l’Église, en tant que fils bien-aimé de l’ancre du Salut. Il ne perdit l’espoir par la prière, ni pour la conversion des juifs, des franc-maçons, des protestants, des communistes et des païens, ni pour son propre père, qui, abjurant et se retirant de la secte infecte, mourait chrétiennement, muni de tous les secours de l’Église, en 1959.

Jour de noces

Mais hélas, comme une préfiguration aux événements dramatiques qui allaient projeter l’erreur jusqu’à l'apothéose avec le Concile Vatican II et ses effets destructeurs, enclenchant une crise d’apostasie inouïe et empêchant la conversion de milliers d’âmes, il ferma ses yeux et mourut sur terre, rappelé par Notre Seigneur, à Quito, le 15 décembre 1962; il partit saintement, comme il vécut, sans jamais faire ostension de la vertu pratiquée ou du bien accompli en faveur son prochain; au jour où la plupart des familles s'unissait en prière pour réciter la grande neuvaine de la fête de la Nativité de l’Enfant Dieu, lui, retournait vers son son seul maître, le Père Éternel, qu'il avait tant adoré. Offrons-lui une prière pour qu'il nous guide dans notre vie et notre combat. Loué soit Jésus-Christ!

La famille réunie près d'un sanctuaire marial. Huit enfants.

Réquiem æternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis.
In memoria aeterna erit justus : ab auditione mala non timebit.

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