lundi 25 décembre 2017

Récit: « Le Lys de Quito », prophéties et éphéméride

Dimanche 24 décembre 2017


Récit: « Le Lys de Quito » et anniversaire de décès

En cette fête de Noël, nous commémorions le 75ème anniversaire de décès de Mme Dª. Marie Román de Vásconez, mon arrière-grand-mère, grande dame chrétienne, fille d'une école digne de l'authentique catholicité de toujours -celle qui, bien entendu, pendant vingt-siècles a été fermement marquée par un caractère de grande personnalité; l'Église rigoureuse et âpre dans les combats qu'elle devait mener, et que par ailleurs, elle devrait encore mener-, une catholicisme s'élevant, avec justesse, au rang de la seule vraie Religion, celle-là même qu'a voulu instituer l'unique Dieu, Créateur et Souverain de l'Univers, après le désaveu de la race des hébreux, par leur trahison et orgueil, il y a deux mille ans, en se faisant chair en cette même date où la vie liturgique fête la Nativité de Jésus-Christ, seconde personne de la Très Sainte Trinité. Et non pas la sordide dégringolade depuis Vatican II, jusqu'à en arriver à des agents marxistes qui prétendent canoniser des gens comme Luther ! On aura tout vu... des agents de dissolution de la civilisation et de la Chrétienté tels que le sinistre renégat d'Imbroglio (alias "François" Zéro) qui veut enlever le peu de chose qu'il reste encore de catholique dans l'Église en cette phase finale annoncée par la Très Sainte Vierge à La Salette.

Fort heureusement, la vie des saints peut nous montrer nous, vrais catholiques, comment gérer des situations si affligeantes et extraordinaires comme les présentes, qui relèvent davantage d'un réel jamais-vu et de l'inouï des circonstances que de l'imagination d'un groupe d'écrivains de fiction illuminés. Née à Quito en 1903, elle vécut toute sa vie, assez courte hélas, à une époque où l'Église était encore souveraine, où le rôle du temporel était tributaire du spirituel, et où le respect du Décalogue primait sur celui d'une quelconque constitution humaine ou étatique. En somme, tout se déroula dans un temps marqué par un élément central que le nôtre s'est fait un point d'honneur d'évacuer l'axe de la vie: la Royauté Sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ, et cela, pour son plus grand malheur, brouillant tous les repères. On en voit les conséquences: une nature tordue et une humanité qui ne fait qu'en pâtir. Douzième d'une famille qui compta treize enfants, elle fut la petite-nièce de Mgr Checa y Barba, Archevêque de Quito et martyr de la Sainte Église Catholique, sordidement assassiné par les agents de l'infecte secte franc-maçonne lors des offices du Vendredi-Saint en 1877.


Monseigneur José Ignacio Checa y Barba
Archevêque de Quito et Primat de l'Équateur
Martyr, † à Quito, le 30 mars 1877 in odium fidei

Un passé aux liens très privilégiés avec la Religion

Selon la tradition castillane la solennité du moment et une dévotion propre à son lieu de naissance, elle reçut avec le baptême, les noms de Marie Anne de Jésus, en l'honneur d'une bienheureuse ermite et mystique qui y avait vécu trois-cents ans avant, Sainte Mariana de Jésus (de Paredes y Flores), à qui l'exaltation pieuse du peuple attribua, après une suite de prodiges, conjugués à son indicible grâce et à sa vie consacrée à la prière et à la pénitence, comme surnom, un bien aimable vocable: « le Lys de Quito ». Élevée sous l'ombre de Sœur Mariana de Jésus (Torres y Berriochoa), franciscaine basque -née en 1563-, morte en odeur de sainteté en 1634, celle à qui la Très Sainte Vierge confia, dans des apparitions sur une période de quarante ans, l'avenir apocalyptique de l'infiltration de l'Église et son occupation par l'ennemi. Religieuse au Monastère de la Conception, la Mère de Dieu, qui s'était présentée à elle comme Marie du Bon-Succès, lui demanda qu'on lui édifiât une statue, en lui disant:

« Quand les tribulations de l'esprit et les souffrances du corps les opprimeront et qu’ils sembleront se noyer dans une mer sans fond, laissez-les contempler Mon image sainte, qui sera pour eux une étoile pour les naufragés. Je serai toujours là, prêt à écouter leurs lamentations et calmer leurs pleurs. Dites-leur qu'ils doivent toujours avoir recours à leur Mère avec foi et amour... » (16 janvier 1599). Entamée par les mains compétentes d'artisans dévots, ce furent des anges qui achevèrent d'édifier la dite statue, encore secrètement vénérée dans ce couvent du vieux Quito. La Sainte Vierge avait dit, dans sa première apparition à Mère Marianne de Jésus, quelques années plus tôt: « En tout temps, jusqu'à la fin du monde, j'aurais des filles saintes, âmes héroïques, qui seront le soutien de cette Communauté dans les épreuves acerbes, telles des colonnes fortes et robustes » (2 février 1594).

Vie de consécration et de sacrifice

Éduquée au Collège des Sacrés-Cœurs, où de bonnes et saintes religieuses venues de France éduquaient la jeunesse à la vertu et à la sainteté -quand la France éternelle représentait bien mieux l'idéal que le monde entier pouvait en espérer, davantage que la chose républicaine, antinomique mais hélas, faite des débris de la révolution, et cimentée par des valeurs d'une prétendue égalité qui en fait ne tient qu'à réprouver la voix de Dieu-. Le Très Haut la combla de grâces, autant par la prière constante du Saint Rosaire que par la pratique incessante des quatorze œuvres de miséricorde, gage éloquent de béatitude et secours porté au prochain au nom de l'amour de Dieu, qui nous a aimés le premier. Étant orpheline de mère à sept ans, elle fit sa première communion sous le signe du glorieux Pontificat de Saint Pie X, et tout comme « le Lys de Quito », elle entra comme membre du Tiers-Ordre Franciscain.

Marie en compagnie de son père, Dʳ. José Luis
Román y Lizarzaburu-Borgia, Sénateur de l'Équateur (libéral),
Président de la Cour Supérieur de Justice, neveu de Mgr Joseph-Antoine
Lizarzaburu y Borgia, Archevêque de Guayaquil. Il épousa sa parente
Rosa Checa y Borgia, elle-même nièce de Mgr Checa y Barba. Vers 1915.

Elle épousa, à vingt ans, un jeune très déterminé et vertueux -malheureusement qu'au sens naturel, car d'extraction libérale-. Le mariage fut et bien entendu- célébré selon les rites de l'Église, dans la chapelle de la curie épiscopale d'Équateur. Entrepreneur et homme déterminé, Monsieur Wenceslas Vasconez-Kuwy fut un industriel, architecte sans diplôme, artiste, agriculteur, député. Mère exemplaire, très aimante et dévouée, d'une profonde modestie chrétienne -comme en témoigne votre passage quasi vaporeux dans une vidéo familiale de 1932 (qui aurait cru, si longtemps après, que l'on garderait une telle pièce, si rare et précieuse)-, elle demeura donc le contrepoids pour l'éducation catholique de ces enfants. Mère de ma très chère grand-mère, qui vous perdit à seulement deux ans, aux prières de qui je dois ma conversion, vous vécûtes trente-neuf ans à adorer le Saint des Saints, qui vous rappela alors que vous donniez naissance à votre neuvième enfant, nommé par vous Emmanuel, parti également la triste nuit, pour les vôtres, du vendredi 25 décembre 1942.

Avec sa fille aînée, Marie-Joséphine (1925)

Une bien douloureuse coïncidence pour la famille qu'elle avait élevée et qu'elle continuait d'élever vers Dieu Notre Seigneur. Joséphine, l'aînée, du haut de ses dix-sept ans, dût s'occuper de ses sept jeunes frères et sœurs, tandis que devenu veuf, Monsieur, en souffrit énormément, au point de le demeurer pendant les quarante années restantes de sa vie, ne se remariant pas. Soixante-quinze ans se sont écoulés. Et pourtant, on sent votre âme pleine de grâce s'inquiéter du sort de l'Église et de l'humanité, et prier incessamment, comme du Ciel vous le faites pour vos descendants. Nous vous sommes créanciers de bien grandes bénédictions. Ma grand-mère, que vous fîtes baptiser trois jours après sa naissance et qui vous perdit hélas trop jeune pour garder souvenir de vous, en est néanmoins la preuve vivante. La consécration que vous avez prononcé sur cet angelot, âgé d'à peine trois mois, à Notre Dame du Bon Succès - dévotion si inconnue chez vous ! -, imprimât sur son âme l'amour inénarrable que vous avez voulu qu'elle porte à son Créateur et qu'elle n'a, par ailleurs jamais, jamais cessé de porter. Suite à vos funérailles chrétiennes, vos restes mortels furent inhumés au cimetière de Saint-Diègue, puis dans la crypte de la Basilique de Sainte-Thérèse.

Tombeau dans la crypte
de la Basilique de Santa Teresita
des Pères Carmélites

Terre mystique d'églises aux intérieurs baroques merveilleusement sculptés et ornés pour la splendeur du culte divin, aux innombrables cloîtres et couvents, cette même ville de Saint-François de Quito, où votre vie s'est faite sous le regard favorable de Dieu, nous vous prions sous l'invocation de ces deux saintes religieuses qui furent celles dont vous avez arboré filialement le nom: celle  à qui, par l'apparition répétée de la Mère du Sauveur, avait été annoncée le contrôle du monde par une secte infâme et la crise de l'Église du Christ sur la terre que l'on voit confirmées -car Dieu ne ment-, pour lequel ses Fils devront combattre ardemment, et celle dont, « à sa mort, il naquit, de son sang, un lys de l'odeur la plus suave », aussi beau que vous. Priez pour nous et obtenez-nous beaucoup de grâces et nous ne vous oublierons jamais !

Chapelle du Monastère de l'Immaculée Conception -Quito-
(autel latéral)

Prière de la Médaille Miraculeuse (27 novembre)
Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous, et pour ceux qui ne recourent pas à vous, spécialement pour les juifs et les franc-maçons

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